L'affaire Grégory

Depuis 34 ans, la justice française n’a pas réussi à désigner le corbeau qui ont harcelé moralement des membres de la famille Villemin puis assassiné leur enfant, Grégory.

Des sommes considérables ont été dépensées aux frais du contribuable dans l’espoir de trouver la vérité. Des coupables ont été désignés à la vindicte populaire par des journalistes sans scrupules.

La pression mise sur les enquêteurs par les médias, la guerre entre la police et la gendarmerie ont contribué à empêcher l’émergence de la vérité.

Des témoignages partiaux ou tardifs, voire les deux, ont contribué à créer de fausses pistes.

En 2017, un logiciel, Anacrim, a constitué la première approche scientifique. Il a désigné des suspects ignorés jusque là en dépit d’une haine exprimée à l’encontre : Jacob. Les magistrats ne revendiquent plus un assassinat, mais un enlèvement suivi de mort, comme si le petit Grégory pouvait s’être noyé par accident, en s’attachant et en se jetant dans la Vologne. Hélas, le scénario proposé par Anacrim s’est effondré sous le poids des recours récurrents des avocats qui traquent la moindre faute de procédure pour bloquer l’enquête.

Nous avons commencé nos travaux d’analyse du crime en juin 2017. Nous avons été désolés d’apprendre le suicide du juge Lambert que nous aurions aimé rencontrer, car ses dernières prises de position présentaient un certain intérêt.

L’élément déterminant a été l’attribution des lettres de menaces à l’encontre du juge Simon à Monique Villemin par l’experte en comparaison d’écritures. Monique a eu de la chance, les faits étaient prescrits, sans quoi, elle aurait été mise en examen pour menaces de mort à magistrat. Elle a reconnu son écriture, mais elle a précisé qu’elle n’avait pas écrit les lettres. Le procureur a estimé que Monique défendait son sixième enfant de cœur, Bernard et qu’elle souhaitait que le juge Simon revienne sur Christine, ce qui était logique.

Monique est-elle une menteuse ? Nous avons découvert une certaine propension aux commérages, mais aussi un caractère honnête. Nous avons décidé de croire Monique. Nous avons suggéré au Procureur Bosc et à la juge Barbier de réaliser l’expertise de la lettre de Corinne qui stigmatisait Bernard en janvier 2018 puis nous avons cessé de travailler sur le dossier.

En avril 2018, nous avons obtenu la réponse à une de nos questions qui n’est pas couverte par le secret de l’instruction, à savoir que Monique serait l’auteure de la lettre de « Corinne » qui accusait Bernard Laroche. Monique ne pouvait pas simultanément haïr et aimer Bernard Laroche. Cet élément ouvrait la porte du couloir de la vérité dans le labyrinthe de fausses pistes de l’assassin.

L’audit judiciaire pouvait enfin commencer.

Nous avons travaillé en tenant compte des éléments factuels du dossier, nous avons conduit une analyse d’écriture, affiné l’analyse des personnalités et réalisé une analyse linguistique de l’écriture. Nous avons entrepris la validation des témoignages. Nous sommes entrés dans le noyau dur des passions évoqué par le juge Lambert. Nous sommes parvenus au scénario le plus probable du crime.

Nous avons compris l’origine des fiascos judiciaires à répétition : l’assassin du petit Grégory appartient à la famille des manipulateurs pervers narcissique. En 1984, cette personnalité n’était pas connue, elle a été mise en exergue par Paul-Claude Racamier. Malgré cela, les graphologues consultés par le capitaine Sesmat avaient vu juste. Les éléments qu’ils ont donnés sur le corbeau menaient bien à l’auteur du crime. Malheureusement, le capitaine Sesmat a sombré dans la manipulation, a été victime de l’emballement médiatique qui a empêché les enquêteurs de réfléchir.

En juin 2018, nous nous sommes rendus à Lépanges. Nous avons vérifié les chronométrages que nous avions réalisés en utilisant Mappy. Nous avons étudié les scénarios des gendarmes de 1984, du SRPJ, des gendarmes de 2017 et notre scénario avec ses variantes. Nous avons recherché tous les emplacements possibles qui avaient été étudiés théoriquement pour l’immersion de Grégory.

Nous avons réalisé des mesures de vitesse de l’eau dans des conditions assez proches d’octobre 1984 compte tenu des fortes pluies intervenues en avril mai. Nous avons réalisé des prélèvements d’eau et des analyses qui se sont révélées pertinentes. Nos hypothèses se sont vérifiées sur le terrain.

Notre rapport final a été examiné par notre cabinet d’avocat afin de l’expurger de tout élément accusatoire, car un rapport d’audit doit respecter les droits de la défense et ne pas se substituer au travail de la justice en octobre 2018. La validation de l’audit a ensuite a été confiée à une auditrice IRCA. Des points de personnalité ont été approfondis.

Il existe dans ce dossier une incroyable contradiction. Tous les acteurs souhaitent la vérité, mais quand des professionnels qui ne sont pas des journalistes tentent d’entrer dans le dossier, toutes les portes se ferment et seule la justice a collaboré en étant hélas soumise au secret de l’instruction protecteur de l’assassin depuis 34 ans. Cela a retardé et entravé notre travail, mais n’a jamais entamé notre détermination à aboutir. Notre obsession fut de poursuivre l’œuvreinachevée du grand juge Simon et de rencontrer l’esprit de Grégory.

La pertinence d’un rapport d’audit dépend des données d’entrée. Notre rapport se fonde sur des éléments publiés du dossier. Il est possible que des éléments non publiés ou nouveaux apportent des modifications au rapport d’audit.

 Le rapport d’audit est désormais publié. Vous pouvez feuilleter les premières pages en cliquant sur l'image.

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Grégory-La justice manipulée

Faut-il présenter l’affaire judiciaire du siècle ?

Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin, âgé de quatre ans est enlevé, ficelé et jeté dans la Vologne, une rivière froide des Vosges. Les enquêteurs sous la pression médiatique doivent trouver un coupable rapidement. L’oncle, Bernard Laroche, est accusé du crime, emprisonné puis libéré et assassiné par le père de Grégory. La mère est alors désignée à la vindicte populaire comme coupable et la justice a mis sept ans à l’innocenter. L’affaire s’enlise malgré des centaines d’analyses ADN.

En 2017, un logiciel, Anacrim, jette la suspicion sur les époux Jacob. La justice revendique l’existence d’un complot familial impliquant Bernard Laroche, Murielle Bolle et les époux Jacob.

L’auteur pressent un troisième fiasco judiciaire. Il applique au dossier une méthodologie innovante, l’audit judiciaire qui consiste à analyser les dires, les écrits et les actes d’un délinquant afin d’en dresser le portrait-robot.

En juin 2017 le procureur déclare que la grand-mère de l’enfant serait l’auteure des lettres anonymes à l’encontre du juge Simon. Elle aurait souhaité que le juge Simon revienne sur Christine Villemin et ne s’intéresse plus à Bernard Laroche qu’elle considérait comme son sixième enfant. Monique reconnait son écriture, mais prétend ne pas avoir écrit les lettres.

L’auteur ne trouve pas de preuves que Monique est une menteuse. En janvier 2018, il propose au procureur que soit analysée l’écriture de la dénommée Corinne qui accusait formellement Bernard d’avoir commis le crime. En mai 2018, la lettre de Corinne est attribuée à Monique Villemin.

Monique Villemin, saine d’esprit, ne pouvait pas simultanément dénoncer et défendre Bernard Laroche. Cette incohérence ouvre la porte du couloir de la vérité dans le labyrinthe de fausses pistes créées par l’assassin.

 

 

 

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