FAQ-Grégory

Ce document répond à des questions régulièrement posées par les personnes visitant notre site et par les lecteurs du livre Grégory-La justice  Les questions ont été organisées comme un entretien par souci de cohérence. 

 Pouvez-vous nous parler de votre cursus brièvement ?

 Après des études d’Ingénieur à l’école Centrale de Lille, j’ai suivi un MBA à l’École de Management de Lyon. Il me manquait une formation aux sciences humaines pour maîtriser toutes les composantes du Managemenm. J’ai étudié la psychologie et la graphologie durant 6 ans en cours du soir et j’ai été diplômé de la société française de Graphologie. J’ai suivi le cursus de groupement des graphologues-conseils de France pendant deux ans et j’ai étudié l’expertise en écriture. J’ai exercé des fonctions techniques, commerciales et de ressources humaines avant de créer et de petites entreprises dont un cabinet d’audit qualité. 

 Confronté à une escroquerie au jugement d’une de mes salariées, j’ai rencontré deux psychanalystes spécialistes de la manipulation mentale qui m’ont permis  d'accéder aux processus pervers de manipulation dans des affaires judiciaires. C’est ainsi que j’ai créé Audicrim qui approche les crimes pervers par l’audit et la psychanalyse au service des victimes.

 Pourquoi vous êtes-vous intéressés à l’affaire Villemin ?

  Plusieurs éléments sont intervenus tels que les accusations récurrentes et accentuées de Marie France Lefèvre ex-épouse Bezzina contre Christine Villemin et surtout la prise de parole en juin 2017 du procureur général Bosc en charge du dossier. 

 Le procureur a attribué à Monique Villemin, grand-mère de l’enfant, les lettres de menaces reçues par le juge Simon en 1989. Il a précisé que Monique Villemin a reconnu son écriture, mais prétendait ne pas avoir écrit les lettres. Le procureur estimait que Monique avait écrit les lettres pour que le juge ne revienne pas sur Bernard Laroche qu’elle considérait comme son sixième enfant. 

Je me suis dit : « après Bernard Laroche, Christine Villemin, c’est au tour de Monique Villemin. » J’estimais nécessaire d’explorer une seconde piste : Monique avait dit la vérité et son écriture avait été imitée par l’assassin qui voulait la faire accuser par la justice et créer une rupture avec Jean-Marie. Je me suis décidé à entrer dans le dossier.

Comment avec-vous procédé ?

 J’ai lu le livre d’Étienne Sesmat puis celui de Laurence Lacour. J’ai découvert que le capitaine Sesmat avait compris que le corbeau, auteur du crime, avait un problème narcissique. Étienne Sesmat avait eu l’idée de prétendre qu’il n’y a n’avait pas eu de lettre de revendication du crime pour le piéger quand il posterait une nouvelle lettre, mais le juge Lambert avait lu la lettre aux journalistes. Première déconvenue pour le brillant capitaine.

 Le capitaine Sesmat a eu alors l’idée de choisir des experts en écriture graphologues qui lui ont expliqué que le corbeau était probablement une personne qui vivait dans l’entourage géographique et qui ressentait une frustration affective ou professionnelle… Le capitaine Sesmat a été aussitôt attaqué, car la graphologie n’est pas reconnue par la justice. Les graphologues ont dû préciser qu’elles intervenaient exclusivement comme expertes en écriture. Seconde déconvenue pour le brillant capitaine.

Le corbeau a eu chaud aux ailes puis a pu dormir presque tranquille 34 ans. Le rejet de la graphologie dans un dossier faite pour cette approche fut cataclysmique. 

 La pression exercée par les médias a aussi posé problème. Il faut du temps pour comprendre un crime pervers et les enquêteurs de la petite Maëlys ou ceux de l’affaire Daval ont réussi parce qu’ils ont su travailler calmement sans pression médiatique.

  J’ai réalisé la chronologie de Christine Villemin le soir du crime et j’ai constaté qu’elle ne pouvait pas être l’auteure du crime.

 Plus tard, je me suis intéressé à l’écriture de Christine Villemin. Je n’ai trouvé que trois demi-lignes et j’ai dû me limiter à l’impression générale qui est la première partie de l’analyse graphologique. Elle démontre un sens de l’éthique très élevé, un courage très fort dans l’action, une insatisfaction par rapport à sa situation sociale qui la pousse à se dépasser, mais aucun signe d’insincérité selon Pulver alors que l’écriture du corbeau fait froid dans le dos du plus mauvais de graphologue. Christine est incapable de faire le mal parce elle en souffrirait. Elle n’imaginait pas qu’on puisse faire du mal à son enfant. Pour le graphologue, il n’y a rien de commun entre l’écriture cursive du corbeau et celle de Christine. 

 Pour l’expert en écriture, il y a quelques signes de ressemblance qui sont triviaux et donc non significatifs, car présents sur de très nombreuses écritures de scripteurs ayant arrêté leurs études au niveau du brevet. Un graphologue met 7 secondes à innocenter Christine, la justice a mis plus de huit ans. 

 Donc, en moins de deux jours, j’avais innocenté Christine Villemin qui continue d’être accusée par Mme Lefèvre sans compter les insinuations du commissaire Corrazi.

 Je me suis attaqué à Bernard Laroche et là, je me suis heurté à une imprécision sur l’horaire de départ du collège de Murielle Bolle. Si elle avait rejoint Bernard Laroche à 16 h 50, ils pouvaient être impliqué. Par contre, si elle était partie à 17 heures, Bernard Laroche était innocent. J’ai retenu que la cloche avait sonné à 16 h 45 et que la classe de Murielle se situait près de la sortie parce que je pensais que les gendarmes auraient innocenté Bernard Laroche si la cloche avait sonné après 16 h 40.

 J’ai poursuivi mon travail en utilisant les données pertinentes du site « Justice pour Grégory ». En particulier, j’ai trouvé les conclusions de l’avocate de Christine Villemin. La chronologie y figurait et concordait, minute par minute, avec mes calculs. Par contre, je n’ai pas trouvé la chronologie concernant Bernard Laroche dans les informations diffusées au public.

 Le 18 janvier j’ai envoyé mon rapport au procureur Bosc et à la juge Barbier en charge du dossier. Je préconisais que l’écriture de la dénommée Corine soit analysée. Je soupçonnais le corbeau d’avoir écrit cette lettre pour faire porter son crime à Bernard Laroche en imitant l’écriture de Monique Villemin.

  Avez-vous eu un contact avec la juge Barbier ou le procureur  Bosc ?

 Non, aucun contact. Je n’ai pas demandé à les rencontrer. Il n’était pas question de violer le secret professionnel et je souhaitais rester libre de publier mon rapport. Quand il a reçu mon courrier, le procureur a informé la presse qu’il recevait des courriers et les lisait ou pas. J’ai compris que mon texte serait lu et que l’analyse de la lettre de Corinne serait commandée. Il me restait à attendre 4 mois. Le procureur souhaitait recevoir des témoignages et des analyses de particuliers ce qui me laissait à entendre que son dossier était faible. 

 Pourquoi quatre mois ?

 C’est le délai normal pour une expertise en écriture. Les experts sont lents. Ce travail pourrait être réalisé en une semaine. Mi-avril 2018, le procureur a annoncé que la lettre était attribuée à Monique. Il n’a pas commenté. Monique, saine d’esprit, pouvait-elle accuser et défendre Bernard Laroche ? Non bien sûr. Son écriture avait été imitée. Une semaine plus tard, je partais pour les îles Marquises. Je disposais désormais de tout mon temps pour me concentrer sur le dossier. 

  Pourquoi les Marquises ? 

 J’ai pris la décision de ce voyage en juillet 2017 en lisant l’ouvrage de Laurence Lacour. Nous avions envie d’aller en Polynésie avec mon épouse, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai pris ma décision ce jour-là. À l’île de Nuku HIva, j’ai choisi une excursion vers un site sacré. Nous étions dans un 4x4 avec deux banquiers genevois. Le mari faisait voler un drone pour prendre des photos. Quand nous sommes arrivés sur le site, le drone est redescendu par perte du signal GPS. Le guide marquisien a souri. Il semblait penser que les esprits des morts n’aimaient pas les drones. Il m’a entraîné vers une tombe formée d’un amas de pierres. À l’intérieur, deux crânes d’enfants et des fémurs. Des enfants de 4 ans environ. Un rai de lumière éclairait l’un des crânes. C’est à ce moment que j’ai entendu dans ma tête la chanson du grand jojo passée par le corbeau lors de son premier appel aux Villemin : « chef, un pti verre on a soif. Ce n’était pas un murmure, mais un concert et je me suis mis à fredonner l’air. Ma femme m’a dit que j’étais atteint du syndrôme de la Vologne. Le phénomène a cessé quand je me suis éloigné du site.

 En revenant à l’hôtel j’ai sélectionné sur mon MacBook dans le logiciel “page” “rechercher et remplacer” puis j’ai tapé “grand jojo”. Je suis arrivé à un élèment capital pour le dossier que j’avais trouvé » sur le blog « justice pour Grégory ». Il menait à l’assassin. Ensuite, j’ai relu les documents et j’ai intégré un foulage oublié et je l’ai exploité. Puis j’ai analysé la chronologie des actes du corbeau et leurs mobiles. C’était incroyable, tout s’imbriquait, tout concordait, tout s’expliquait. Pourquoi le corbeau avait écrit tantôt en bâtonné tantôt en cursives, l’envoi des lettres de menaces et ses actions quelques jours plus tard. La gendarmerie, la police, la justice n’avaient rien vu pendant 34 ans ! Mais je n’avais rien vu moi non plus pendant six mois alors que j’avais été confronté 20 ans à la perversion marcissique.

 Comment s’est réalisée la publication du livre ?

 J’ai écrit mon nouveau rapport et la relecture m’a pris six mois, car je ne souhaitais pas faire appel à un correcteur et je ne disposais que d’une heure par jour sur ce dossier. Ensuite, je l’ai fait valider par un membre de l’association et relire à mon avocate. Le travail a été imprimé en avril 2019. Je l’ai envoyé le livre au procureur et au juge pour qu’ils exploitent ces documents, en sachant qu’il n’y aurait pas de résultats immédiats, car les procédures judiciaires étant bloquées par la mise hors de cause de Murielle Bolle.

 En juillet, j’ai envoyé le rapport aux époux Villemin et à leurs avocats. Je l’ai distribué à des amis, à des avocats et à des personnes très concernées par le dossier jusqu’en novembre 2019. 

 Pourquoi ne pas avoir médiatisé ?

 Je ne souhaitais pas que Jean Marie Villemin me reproche d’avoir influé sur le dossier. C’est ainsi que je n’ai pas envoyé mon rapport aux juges de la cour d’appel de Paris.

 Envisagez-vous la participation de Marie-Ange Laroche au crime de Grégory ou à l’élimination de son mari ?

 Non, je n’envisage rien, car je ne l’ai pas rencontrée et personne n’acceptera que je la rencontre. Vous savez, un auditeur, c’est un juge d’instruction sans pouvoir d’investigation, mais avec la faculté d’entrer dans le psychisme d’un suspect assez rapidement… Vous n’imaginez pas à quel point les gens ont peur d’un auditeur qui de plus travaille avec une psychanalyste.

 Pensez-vos que Michel et Ginette Villemin soient impliqués ?

 Je n’ai pas détecté de signes de culpabilité chez Michel. Ses deux cancers liés à l’affaire l’ont tué. Les assassins se sont peut-être servis de lui à son insu, pas plus. Je n’exclus pas que Ginette Villemin ait vu Grégory jouer sur le tas de gravier quand elle a pris l’apéritif chez Jean Marie et Christine Villemin peu avant le crime et ait informé le corbeau qui attendait l’opportunité d’enlever Grégory. Il avait annoncé les modalités de son crime à venir. Il se peut que les parents de Grégory se souviennent de ce fait.

 J’imagine que vous les avez contactés ?  

 Jean-Marie Villemin a reçu les deux rapports. Au premier, il m’a félicité en me disant que j’avais fait un travail colossal. Il a reçu le second comme une trahison parce que j’innocente Bernard Laroche. Il y a deux camps, les pros Laroche et les pros Villemin et ces deux camps ne cherchent pas la vérité, mais la culpabilité de l’autre camp, c’est en grande partie pour cela que l’affaire n’a pas avancé pendant 34 ans. J’ai moi aussi été victime de ce syndrome pendant six mois en choisissant l’heure de sortie de l’école qui laissait la culpabilité de Bernard possible. 

 Jean Marie Villemin continue de faire confiance à la justice alors que la justice est impuissante à détecter les pervers narcissiques et à comprendre leur manipulation. Jean-Marie Villemin en refusant de coopérer a perdu du temps alors que les coupables sont très âgés et ne manqueront pas de revendiquer le moment venu une perte de mémoire. J’ai réuni 80 % des pièces du puzzle, si j’avais accès au dossier et si je pouvais rencontrer les protagonistes du dossier, l’affaire serait vite finie, mais elle perdrait tout intérêt pour certains médias qui n’y ont pas intérêt même si le Grégory loto rapporte de moins en moins. Je suis à la recherche d’une Laurence Lacour à peine sortie d’une école de journaliste, éprise de justice, impartiale, pour porter la vérité, car je ne suis pas un homme de médias. J’ai toujours travaillé dans l’ombre. 

 La juge Barbier a séparé les époux Jacob et Murielle Bolle pour qu’ils ne puissent pas se concerter. Pensez-vous que c’était pertinent alors qu’ils avaient eu le temps de se concerter durant 34 ans ?

 Ne restons pas au premier degré. Allons au-delà des apparences. La séparation avait un seul but, les inciter à communiquer par téléphone et les écouter. Il était illusoire que les époux Jacob parlent du crime en admettant qu’ils soient coupables. Seule Murielle pouvait tomber dans le piège, si elle était coupable.

 Le dossier d’instruction de l’affaire Grégory compte plus de 15 000 pages, et vous n’avez travaillé que sur la partie publiée. Combien de pages selon vous ?

 Moins de 200 pages. Le risque de se plonger dans un dossier de 15 000 pages et de perdre beaucoup de temps et de s’y noyer. Je suis très occupé, je n’avais qu’une heure par jour à consacrer à l’affaire ce qui m’a permis de saisir l’essence du dossier.

 Avez-vous tout dit dans le livre « Grégory-La justice manipulée » ou disposez-vous d’éléments nouveaux depuis avril 2019 ?

 Tout ne peut pas être dit. Je n’ai fait référence qu’à des éléments non couverts par le secret de l’instruction et obtenus légalement. J’ai reçu des éléments pertinents que j’avais envisagé de présenter aux époux Villemin ou à défaut à Laurence Lacour. Ils n’ont pas souhaité me rencontrer. Les éléments ont été détruits volontairement ou fortuitement. Dans cette affaire, il ne faut pas contrarier le destin. Je ne suis pas certain que Jean-Marie Villemin veut aller au bout de la vérité. Mes recherches sont arrêtées, mais elles peuvent reprendre. J’ai prévu une mise à jour sur le site d’Audicrim pour les lecteurs du livre. 

 Quels sont vos lecteurs et leurs réactions ?

 Nous avons trois types de lecteurs : 

  • Les personnes passionnées par l’affaire ou qui lisent ce type de livre. Leurs réactions sont variables. Certains disent que nous avons établi une vérité, d’autres, la vérité, 
  • les avocats et les magistrats qui forment 70 % des lecteurs. Ils trouvent le livre intéressant,
  • les psychologues, psychiatres, psychanalystes et personnes victimes de manipulations et de perversion narcissique forment la population la plus enthousiaste. Ceux qui m’ont contacté sont convaincus que j’ai atteint la vérité. Les victimes et les témoins d’agissement relevant de la perversion narcissique phalloïde me remercient de mon travail qui les aide à se reconstruire. C’est le message le plus valorisant pour notre association.
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