Grégory-La justice manipulée

Faut-il présenter l’affaire judiciaire du siècle ?

Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin, âgé de quatre ans est enlevé, ficelé et jeté dans la Vologne, une rivière froide des Vosges. Les enquêteurs sous la pression médiatique doivent trouver un coupable rapidement. L’oncle, Bernard Laroche, est accusé du crime, emprisonné puis libéré et assassiné par le père de Grégory. La mère est alors désignée à la vindicte populaire comme coupable et la justice a mis sept ans à l’innocenter. L’affaire s’enlise malgré des centaines d’analyses ADN.

En 2017, un logiciel, Anacrim, jette la suspicion sur les époux Jacob. La justice revendique l’existence d’un complot familial impliquant Bernard Laroche, Murielle Bolle et les époux Jacob.

L’auteur pressent un troisième fiasco judiciaire. Il applique au dossier une méthodologie innovante, l’audit judiciaire qui consiste à analyser les dires, les écrits et les actes d’un délinquant afin d’en dresser le portrait-robot.

En juin 2017 le procureur déclare que la grand-mère de l’enfant serait l’auteure des lettres anonymes à l’encontre du juge Simon. Elle aurait souhaité que le juge Simon revienne sur Christine Villemin et ne s’intéresse plus à Bernard Laroche qu’elle considérait comme son sixième enfant. Monique reconnait son écriture, mais prétend ne pas avoir écrit les lettres.

L’auteur ne trouve pas de preuves que Monique est une menteuse. En janvier 2018, il propose au procureur que soit analysée l’écriture de la dénommée Corinne qui accusait formellement Bernard d’avoir commis le crime. En mai 2018, la lettre de Corinne est attribuée à Monique Villemin.

Monique Villemin, saine d’esprit, ne pouvait pas simultanément dénoncer et défendre Bernard Laroche. Cette incohérence ouvre la porte du couloir de la vérité dans le labyrinthe de fausses pistes créées par l’assassin.

 

 

 

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